20 centimètres
Wednesday, December 1st, 2010Un bel hivers commence. Quelques images à la lumière de minuit.
Un bel hivers commence. Quelques images à la lumière de minuit.
Il y a des posts qu’on ne peut pas écrire, pas envie, pas le doit. Il ne faudrait même pas les imaginer.
Et il y a cette image qui, au moment ou elle fût prise, me trahis.
Elle trahis surtout mon silence.
Ce voyage était une grave introspection sous des airs d’ouverture.
J’ai redécouvert une amie merveilleuse, rencontré des gens, et frôlé l’amour.
Au fur et à mesure de mon avancement, en m’éloignant de Genève, j’ai trouvé dans la frugalité sentimentale le moyen d’élaguer ce gros buisson d’émotion qui me rendait fébrile.
Et ça m’a rendu plus disponible, moins égocentrique peut-être.
De retour chez moi, la vie semble plus simple, moins rude, plus au sud.
Mais elle semble aussi terriblement éloignée de l’amour. Profondément égoïste et tournée vers ma propre carrière, mes propres intérêts et la valeur de tout ce que j’acquiert.
“Ceci était l’amour” projeté sur une silhouette détourée au scotch, c’est un peu un pied de nique à ce qui semble acquis, d’amour et de connaissance ou de compréhension.
Il n’y en a plus rien.
Ceux de mon entourage qui ont connu la maison de Conche trouveront probablement ces images surprenante. Nous avons vécu dans une merveilleuse maison prêté à la Cigue (www.cigue.ch) durant plus d’une année. Cette maison était classée et par conséquence nous avions l’interdiction de peindre les mur de couleur trop vive, l’obligation d’entretenir le vaste jardin (1.5 hectare), et milles autres règles strictes, parfois stupides.
Le richissime homme qui nous la prêté ne semble pas être soumis au même règle (aux même lois?), que nous l’avions été.
Tout est question de thune, et j’en deviens acide.
Parlament.ch
&
Institut Fédéral de la Propriété Intelectuelle
Pas besoin d’un QI de 150 pour comprendre que la majorité des utilisateurs seraient pénalisé par une loi aussi grotesque.
La Suisse n’est pas dans l’Europe, mais l’Europe est en Suisse.
La connerie DAVDASI n’est pas à refaire en suisse.
La question est la suivante : A qui profite cette loi ? Aux artistes ? Pas sur. Aux majors, certainement.
Il est juste de faire évoluer les droits d’auteurs depuis que le numérique à changé le fonctionnement de la distribution. Cependant inadmissible de ne pas pouvoir librement convertir les données encryptées, sous prétexte d’inciter au piratage.
Ça serait comme d’interdire la traduction d’une recette de cuisine dans une autre langue, pour reprendre la métaphore de Richard Stallman.